[REPORT] Le coup de grâce de Tamino à la Cigale

Comment décrire Tamino ? Dès la sortie de son premier single « Habibi » en mars 2018, le jeune Belge d’origine égyptienne est devenu un véritable coup de cœur. Une voix magique et ensorcelante, alliée à un indie rock oriental des plus maîtrisés. Tout ça, à seulement 21 ans. Le temps a passé. Un EP et un album plus tard, Tamino a eu le temps de se faire une réputation, remplir les salles de concert -un Point Ephémère, une Maroquinerie, un Café de la Danse en l’espace de six mois, sans compter sa présence à Rock En Seine-, séduire les festivals et même annoncer un Olympia ! Mais avant cette belle étape, nous avons préféré nous rendre à son concert à la Cigale, salle toute aussi prestigieuse, pour tout autant de frissons.

Dans un décor et jeu de lumières minimalistes, le chanteur enchaîne alors les morceaux, sans fausse note. Du languissant « Intervals » en ouverture à l’énervé « w.o.t.h » en passant par le sublime « Cigar » ou encore « So It Goes » et sa fin époustouflante, le chanteur a l’occasion de montrer toute l’étendue de son talent. Sans se montrer exalté, le public reste dans la réserve. Et c’est sûrement le mieux. Tout le monde reste très attentif aux notes, à la prestance, à la voix. On en voit fermer les yeux pour mieux apprécier la musique. Une chose est sûre : Tamino captive comme peu y arrivent.

Sans compter l’arrivée sur scène de Colin Greenwood, bassiste de Radiohead, pour une poignée de morceaux. « La dernière fois qu’il a joué ici, je n’étais même pas né » confie Tamino. Effectivement, c’était il y a vingt-trois ans, aux côtés de son compère Thom Yorke.

Vient alors la fin. L’hypnotisant « Habibi » réveille un peu le public, jusqu’aux vocalises finales, indescriptibles de justesse et de frissons. On en voudrait encore et encore, tellement l’artiste procure des émotions. Hélas, après le court rappel de deux morceaux, il faut se rendre à l’évidence et rentrer chez nous. Rendez-vous à l’Olympia ?

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