C’est à la Seine Musicale que s’est déroulée le week-end dernier la 31ème édition du Festival Chorus 2019 des Hauts-de-Seine. Retour sur 3 jours de festivités portés par une programmation éclectique.
Alors que le premier jour du Festival s’est terminé en beauté avec le show puissant de Fatboy Slim, le samedi 6 avril n’était pas en reste avec une programmation de folie : Adam Naas, Coco Bans, Charlie Winston, Roscius, Jacob Banks ou encore Shaka Ponk.
Adam Naas
En ouverture de ce deuxième jour, un show au charme ensorcelant mené par notre dandy soul qui n’est pas sans rappeler les plus grands (et en tout premier lieu, Prince). Des mélodies jazzy, sexy, funky, captivantes portées par une voix unique et un jeu scénique ultra sensuel. Si vous ne connaissez pas encore The Love Album, courrez vite l’écouter. Vous tomberez amoureux à coup sûr.
Crédit photos: Julie Rayot
Coco Bans
Porté par la voix cristalline et légèrement voilée de l’artiste américaine Allyson Ezell, qui a notamment collaboré avec Lil Wayne, Fakear ou encore Jabberwocky, c’est beaucoup d’émotions que nous aura fait vivre Coco Bans avec ses textes profonds et ses compositions envoûtantes. Une grande sincérité qui se ressent à fleur de peau.
Crédit photos: Julie Rayot
Ghetto Kumbé
C’est un sympathique show sur le Parvis que Ghetto Kumbé nous a servi grâce à sa déferlante house afro-colombienne. Dépaysant.
Crédit photos: Julie Rayot
Roscius
Voir Roscius en concert c’est en prendre plein les oreilles, mais aussi plein les yeux. Car l’artiste réussit la prouesse de l’improvisation sans ordinateur, il prépare ses mixtures musicales avec le mysticisme d’un druide en superposant des samples d’instruments du monde entier qu’il a collectés et qu’il va utiliser selon son inspiration. Le résultat est tout simplement magique. La transe est enclenchée.
Crédit photos: Julie Rayot
Glass Museum
Ce duo de Jazz Electro tout droit venu de Bruxelles nous a offert un récital époustouflant où Antoine Flipo au clavier et Martin Grégoire à la batterie dialoguent en harmonie. En interprétant une bonne partie des morceaux issus de Deux, leur premier album, ces deux virtuoses nous démontrent que la musique à l’état pur a encore sa place dans les festivals. Un régal pour les oreilles entre les mélodies poignantes et les changements de rythmes surprenants. Le public conquis du Chorus a amplement salué la performance !
Crédit photos: Anthony Gomes
Jacob Banks
Ce grand gaillard à la « chocolate voice » soul au grain si particulier c’est Jacob Banks. Et lorsqu’il entre sur scène introduit par son groupe de musiciens qui ont déjà montré la palette de leur potentiel, autant dire qu’on ne répond plus de rien dans le public. Car il est venu nombreux pour vibrer sur son groove et fondre sous la chaleur de son timbre (mention spéciale à la reprise de Fix You de Coldplay). Que ce soit avec des titres qui bougent ou des ballades à frémir, c’est avec une nonchalance déconcertante que Jacob Banks a mis tout le monde d’accord.
Crédit photos: Anthony Gomes
Sly Johnson
Sûrement un des artistes qui a eu le plus de temps sur scène et quelle scène ! C’est dans l’écrin de l’auditorium que Sly Johnson s’esst d’abord échauffé avec une chorale en reprenant les grands classiques de la Soul: Killing Me Softly, Fa Fa Fa Song, Ain’t No Sunshine et … Macia des Rita Mitsouko. Autant de titres qui fédèrent le public présent. Une seconde partie nous permet d’écouter ses titres anciens ou récents dont New Day, single de son album à venir, Silvere, prévu pour le 17 mai. Du flow, du groove et plein de bonnes vibes !
Charlie Winston
Tout en classe et décontraction, Charlie Winston nous a offert un show des plus agréables sur le Parvis de la Seine Musicale. De Like a Hobo à In Your Hands en passant par Kick the Bucket, il nous a fait swinguer!
Crédit photos: Julie Rayot
Shaka Ponk
Sans conteste l’apothéose de cette deuxième journée, Shaka Ponk nous a offert un show magnifique et fracassant. Le MonkAdelic Tour Part II a pris possession de la Grande Seine bondée jusqu’au plafond. Dans un décor numérique à couper le souffle, Frah et Sam nous ont dépossédés de nous-mêmes, jusqu’à transformer le public en un massif cyclone humain tournoyant dont l’œil était Frah lui-même. De la musique et du fun de bout en bout et des ressuscitations de nos plus grands amours en hommage à Kurt Cobain, Prince et David Bowie. Mais comment dormir après ça?
