[Report] Local Natives : un retour en forme au Point Ephémère

Un retour qu’on attendait avec impatience… Leur dernier passage à Paris remontait à seulement deux ans et demi -en marge de leur album Sunlit Youth– mais bizarrement, dans nos têtes, cela faisait bien plus longtemps. Complet depuis très longtemps, le concert de Local Natives attire alors bon nombre de faux profils sur l’événement Facebook, essayant d’aguicher les dizaines de personnes à la recherche du fameux sésame. Le jour J arrive, en l’absence de première partie, on essaye d’arriver tôt et heureusement. Il n’est même pas 20h30 que le Point Ephémère est déjà rempli à ras bord…

C’est 21 heures pétantes que le groupe débarque sur scène, tout en sobriété, pour cette « almost record release party ». Venus ici défendre leur quatrième et dernier effort Violet Street tout juste sorti la semaine dernière, les Américains décident toutefois de jouer un condensé de leur discographie, allant des classiques « Wide Eyes » et « Sun Hands » aux bien plus récents « Café Amarillo », « When Am I Gonna Lose You » ou encore l’excellent single « I Saw You Close Your Eyes » sorti de nulle part en 2017. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la setlist met tout le monde d’accord.

Quand le groupe joue des morceaux récents, on pourra voir de nombreux pouces en l’air, approuvant donc ce dernier disque. « Je l’écoute en boucle au boulot, mes collègues n’en peuvent plus ! » entendra-t-on même pendant les premières notes de « When Am I Gonna Lose You ». Mais ce sont néanmoins les plus anciens titres qui provoqueront le plus de joie. En faisant la part belle à Hummingbird notamment, avec les doux « Ceilings » et « Heavy Feet ». Puis vient le moment de grâce avec le sublime « Mt. Washington », quasiment jamais joué en live ces dernières années, qui a dû ravir les fans de Life Is Strange présents dans la salle. Mais aussi grâce aux grands classiques de Gorilla Manor : le rythmé et fort « Sun Hands » fait bouger les plus timides alors que les choeurs de « Who Knows, Who Cares » ramènent aux débuts du groupe, et à une touchante session acoustique filmée dans les rues de Paris par La Blogothèque. Des choeurs qui inspireront la salle pour rappeler le groupe après la fin du concert. C’est un succès : il revient pour nous jouer « Wide Eyes ». Conclusion parfaite.

Entre harmonies à trois voix et des performances simultanées sur deux claviers de la part de Kelcey Ayer, ce concert a démontré l’efficacité live de Local Natives mais surtout la complicité évidente et chaleureuse entre les cinq membres.

Pour les malheureux ayant loupé cette date, session de rattrapage à la Maroquinerie le 30 septembre. Ce sera peut-être l’occasion d’apprendre à Kelcey Ayer comment prononcer le nom de la salle correctement. Les places sont déjà en vente ici.

Laisser un commentaire