[Report] The Peacock Society a retourné le Parc Floral de Paris

En quelques années d’existence, le festival The Peacock Society s’est déjà imposé comme l’un des rendez-vous majeurs de la capitale pour les férus de musique électronique. C’est ainsi que nous avons retrouvé toute cette jolie assemblée de 20 000 festivaliers les 6 et 7 juillet derniers, pour une nouvelle édition riche en couleurs -à l’image de l’ambitieux logo lumineux instagrammable présent sur le site.

Ce qui frappe dès l’arrivée au Parc Floral de Paris, c’est l’agencement ingénieux du lieu. De la musique ininterrompue sur trois scènes, c’est une chose, mais pouvoir passer de l’une à l’autre avec autant de simplicité et de fluidité fait grandement plaisir. C’est ainsi que tout au long du week-end, nous avons pu alterner entre les sets de la Warehouse et de la Squarehouse, séparées par seulement un couloir (et des toilettes), à notre guise.

I Hate Models à The Peacock Society 2019. Crédit photo : Ludivine Pellissier

De Mount Kimbie à I Hate Models, il n’y a qu’un pas. Et heureusement. Le Français masqué s’est démarqué avec l’un des sets les plus ravageurs du festival, dans une ambiance rouge sanglante, pour toujours plus de frissons. Même constat du côté du live de Bjarki, avec un figurant maléfique sur scène. De quoi rattraper le live inégal de Modeselektor en début de soirée ou le set house de Honey Dijon ayant beaucoup de mal à décoller de l’autre côté du mur. Mais l’apogée de cette première soirée vint à l’aube, entre deux hot-dogs veggie. Le clash entre Derrick May et Charlotte de Witte -tout droit arrivée du Main Square, où elle jouait quatre heures auparavant- a donné lieu à un grand moment de techno. Plus subtile pour le premier, faisant honneur à son statut de pionnier du genre et plus écrasante pour la Belge, ne s’arrêtant pas une seule seconde. Autant dire qu’il y en avait pour tous les goûts, jusqu’au petit matin.

Charlotte de Witte à The Peacock Society 2019. Crédit photo : Ludivine Pellissier

Avouons-le, la techno a gagné haut la main le vendredi, la house a décidé de reprendre le dessus pour le samedi. Si des soucis de dernière minute ont malheureusement écourté le set de The Black Madonna -pourtant teasé depuis longtemps sous le label « 3h opening set »-, cette dernière n’a pas dit son dernier mot. Fédératrice au possible, l’Américaine n’a pas hésité à engager son public crescendo, jusqu’à un hommage final à Philippe Zdar de Cassius, disparu le mois dernier, sur le classique « I ❤ U So ». De quoi bien commencer la nuit. Motor City Drum Ensemble, Daphni et la chanteuse-productrice coréenne Yaeji ont continué dans ce sens, habile et joyeux pour le plus grand bonheur des festivaliers, sourire aux lèvres.

The Peacock Society 2019. Crédit photo : Ludivine Pellissier

Mais si Len Faki a eu le droit au closing, de très bonne facture, c’est véritablement Jon Hopkins, de minuit à 1h du matin, qui a fait le vrai show du week-end. Avec ses clips en fond et des danseuses lumineuses au premier plan, il nous a offert une heure de techno aérienne incroyablement intense, de « Neon Pattern Drum » à « Everything Connected » avant un closing hors norme sur « Singularity » version ANNA.

Len Faki à The Peacock Society 2019. Crédit photo : Ludivine Pellissier

Et pour les plus motivés, à la recherche d’une ambiance plus intimiste, la fête se passait au Club avec le rappeur Octavian ou encore les nouveaux talents très prometteurs Oktober Lieber et Mor Elian, qui n’avaient rien à envier aux autres.

Au vu des déchets visibles au petit matin, on regrettera le comportement de certains, quand le festival s’efforce pourtant à faire passer un message écolo -et pas que, avec les affiches malheureusement nécessaires « + de danseur.se.s, – de frotteur.se.s ».

On vous aurait bien raconté le closing du dimanche après-midi avec Marcel Dettmann mais on s’est réveillé après la fin.

Retrouvez l’intégralité de nos photos de The Peacock Society dans la galerie de Ludivine Pellissier.

The Peacock Society 2019. Crédit photo : Ludivine Pellissier

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